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Voyage botanique
Le Metasequoia (Metasequoia glyptostroboides) — originaire de Chine — est une véritable curiosité : ce conifère perd ses aiguilles en hiver, prenant au préalable une magnifique teinte cuivrée en automne.
Seuls 3 arbres à aiguilles les perdent annuellement : le metasequoia, le cyprès chauve et le mélèze. Cela s’explique par le fait que leurs stomates, minuscules pores qui régulent les échanges gazeux et la transpiration, sont plus grands que ceux des autres arbres à aiguilles. En hiver, ces « ouvertures » plus importantes pourraient par exemple conduire au dessèchement de l’arbre quand le sol forestier est encore gelé alors que le soleil brille sur le sommet des arbres (évapotranspiration non compensée par des apports d’eau via le système racinaire). Le Metasequoia peut atteindre 50 mètres dans son milieu naturel. Sa croissance est rapide et son histoire, fascinante : cet arbre existait déjà à l'époque des dinosaures, il y a plus de 200 millions d'années. On le croyait éteint jusqu'en 1941, date à laquelle il a été redécouvert en Chine. Les botanistes parlent de « fossile vivant », et cette redécouverte est considérée comme l'un des événements les plus marquants de la botanique du XXe siècle.
Cet arbre pousse rapidement et on le retrouve majoritairement à proximité d’étendue d’eau car il a besoin de sol humide pour se développer. Il est reconnaissable au loin grâce à ses branches basses qui partent à la diagonale, lui conférant une silhouette originale.
Le Séquoia géant (Sequoiadendron giganteum) — originaire de l'ouest des États-Unis — est l'un des êtres vivants les plus massifs de la planète. Dans son milieu naturel, les montagnes de Californie, il peut vivre plusieurs siècles et dépasser 80 à 90 mètres de hauteur : un bel exploit quand on pense que sa graine ne fait que 4 mm de long pour 1 mm d’épaisseur !
Ici, le spécimen le plus grand reste impressionnant avec plus de 35 mètres de hauteur. Son écorce peut atteindre 60 centimètres d'épaisseur, ce qui lui confère une résistance naturelle au feu. Car le séquoia est une plante pyrophyte : les incendies font partie de son cycle de vie ! La chaleur des flammes provoque l'ouverture des cônes et permet la germination des graines.
Le Pin de l'Himalaya (Pinus wallichiana) — originaire des chaînes montagneuses d'Asie centrale — séduit par ses longues aiguilles souples, regroupées par cinq, et ses cônes allongés qui lui donnent un port légèrement pleureur, presque mélancolique ; une ambiance recherchée dans la composition d’un jardin à l’anglaise. Il peut dépasser 50 mètres en altitude. Introduit en Europe en 1827, il doit son nom latin au botaniste danois Nathaniel Wallich, explorateur intrépide de l'Himalaya. Il constitue la majorité des peuplements forestiers du sud-ouest d’Himalaya, entre 1'800 et 4'000 mètres d’altitude.
Le saviez-vous ? Le séquoia géant est parfois surnommé « l'arbre des boxeurs » : son écorce fibreuse, épaisse et souple, était autrefois utilisée comme punching-ball par les sportifs ! Quant à ses cônes, ils peuvent rester accrochés à l'arbre plus de 10 ans.